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Fòrum

CREMA FOTOS DEL REI :: Ressó internacional de l'independentisme català

esclau_lliure (623 missatges)

 
 
 
Gent, aquest tema tan indignant de la resposta judicial(Audiència Nacional)/policial(mossos d'esquadra) per la crema de fotos del Rei ha passat fronteres.
 
 
Suposo que deu ser perquè la resta d'estats també ho troben indignant.
 
L'esquerra independentista catalana portant l'agenda política!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
BBC NEWS
 
 
 
Spain king defends monarchy role
Many Spaniards believe the monarchy has outlived its use
Spain's King Juan Carlos has defended the monarchy's role after protests against it in the country's north-east.
He said the parliamentary monarchy was a pillar of Spain's constitution that had given the nation its longest period of democratic stability since 1975.
It was an unusual move by the king, who is normally neutral on politics, the BBC's Pascal Harter in Barcelona says.
Catalan separatists were recently in court for burning pictures of the king, prompting a debate over the monarchy.
Respect
Speaking in the northern city of Oviedo, King Juan Carlos said the parliamentary monarchy had allowed Spain to "live its longest period of stability and prosperity in a democracy" since the death of military ruler Gen Francisco Franco in 1975.
There is enormous respect among Spaniards for the role the king played in the country's transition to democracy and for his decisive support of that democracy when it was threatened by a military coup in 1981, the BBC's Barcelona correspondent, Pascal Harter, says.
But many believe the monarchy has outlived its use, our correspondent says.
They say the king should step down from politically sensitive roles, such as head of the armed forces - a proposal made last week by one Catalan party.
The debate started after two Catalan separatists publicly burnt pictures of the king in September.
It has now extended beyond the north-eastern region of Spain and on to the pages of national papers.



 
 
 
 
LE FIGARO Des groupuscules catalans mènent le combat républicain
Madrid D. C..
 Publié le 10 octobre 2007
Actualisé le 10 octobre 2007 : 07h25
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Faire brûler des portraits du roi d'Espagne est un délit grave. Des indépendantistes catalans sont actuellement jugés pour «injures graves à la Couronne.»
 
SUR SON T-SHIRT noir est inscrite en lettres d'or la phrase suivante : « Moi aussi, j'ai brûlé le drapeau espagnol. » On y voit également une couronne en flamme, celle du roi Juan Carlos Ier. Comme ce garçon de 18 ans, qui se fait appeler Pere, ils sont une petite trentaine de jeunes à avoir revêtu cet uniforme antimonarchique, qu'ils exhibent devant les portes de l'Audience nationale (la plus haute instance judiciaire espagnole) située en plein centre de Madrid. La majorité d'entre eux vient de Catalogne pour soutenir neuf compagnons, appelés à comparaître pour « injures graves à la Couronne espagnole ».
 
Leur délit : avoir brûlé sur une place publique des dizaines de photos du couple royal Juan Carlos Ier et Sofia. Une semaine avant, Jaume Roura et Enric Stern, deux indépendantistes catalans, avaient mis le feu à un immense poster des monarques le jour où Juan Carlos était en visite officielle à Gironne. Détenus par les forces de l'ordre, ils encourent une peine de quinze mois de prison. Les autres activistes ont été remis en liberté. Si ce n'est pas la première fois que des jeunes manifestent leur répulsion à la Couronne d'Espagne en brûlant des clichés du roi, c'est en revanche une première qu'ils soient si sévèrement réprimés. Une répression qui, au lieu de calmer les esprits, a provoqué la multiplication des gestes revendicatifs en signe de solidarité.
 
Boucle d'oreille, pantalon sport, Pere se définit comme un indépendantiste de gauche républicain. Il fait parti d'une association pour l'instauration de la IIIe République (la deuxième a été renversée par Franco en 1936). Comme la majorité des associations, celle-ci est intégrée dans une plate-forme citoyenne, où cohabitent une cinquantaine d'autres groupuscules alternatifs. « Je suis pour la République, à l'image de celle que vous avez en France et en plus je défends la liberté des peuples de choisir leur propre statut », explique le jeune homme, qui milite pour l'indépendance des « pays catalans » (de Gironne à Alicante, les îles Baléares inclus).
 
Comme ses camarades, il affirme ne se « sentir rien en commun avec les Espagnols ». Au même moment, de l'autre côté de la rue Genova, un autre groupe de jeunes, arborant des drapeaux rouge et or espagnols, nargue les catalans, en leur lançant des « Fuera de Espana » (hors d'Espagne).
 
« Vosotros fascistas»
 
La réplique ne se fait pas attendre : les Catalans scandent « Vosotros fascistas, sois los terroristas » (vous autres fascistes, vous êtes les terroristes). Pendant quelques minutes, la tension monte, on s'échange des insultes jusqu'à l'arrivée de la police, qui parvient sans trop de difficultés à calmer ces altercations.
 
Depuis quelques semaines, pas un jour ne se passe en Catalogne sans que des jeunes radicaux indépendantistes brûlent des clichés de la famille royale. Ces manifestations qui devraient atteindre leur point d'orgue le 12 octobre, jour de la fête nationale espagnole, sont orchestrées par plusieurs collectifs indépendantistes, dont certains ont la bénédiction d'ERC, un parti républicain de gauche, au pouvoir en coalition avec les socialistes en Catalogne. Aux yeux de la droite dans l'opposition, l'émergence de ce genre d'incidents est le résultat de la politique de José Luis Zapatero.
 
À en croire les conservateurs, ils ont fermé les yeux, durant les quatre ans de la législature, sur les dérives indépendantistes afin de pouvoir faire adopter les lois gouvernementales. Toutefois, les revendications républicaines et indépendantistes en Catalogne ont toujours eu pignon sur rue. Mais à la grande différence du Pays basque, où la lutte pour la souveraineté de la région a pris une tournure plus violente avec ETA, l'indépendantisme catalan s'est cantonné à l'idéologie.
 
Dans certaines régions catalanes, les mouvements se sont même institutionnalisés. À Berga, par exemple, la municipalité gouvernée par les nationalistes modérés de Convergencia i Unio (CiU) a décroché en signe de provocation le portrait du souverain de la salle des fêtes. Il a été remplacé par un écusson local et la bannière catalane.
 
 
 
 
 
 
 
 
CNN
 
New Challenges to Spain's King
Friday, Oct. 05, 2007 By LISA ABEND/MADRID
King Juan Carlos delivers a speech defending the monarchy of Spain.
Eloy Alonso / Reuters
 

Through a miraculous combination of political valor, public deference and children who know how to behave themselves, Spanish King Juan Carlos and his wife, Queen Sofia, have long enjoyed a level of prestige and respect of which most modern European monarchs can only dream. Until recently.
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Last month, young Catalan nationalists publicly set fire to photos of the visiting monarchs in Girona. The perpetrators were arrested, but they inspired a string of royal photo burnings in other parts of the region. In otherwise democratic Spain, an "attack on the dignity of the monarchy" is still a crime and the burnings, along with a few other anti-monarchical incidents, have sparked something of a crisis. Is this the beginning of the end for Spanish royal reverence?
Since coming to power three decades ago, Juan Carlos and Sofia have enjoyed a generally wide popularity. Franco's hand-picked successor, Juan Carlos surprised the nation when the dictator died in 1975 by lending his support to parliamentary government — basically writing himself out of power — and later, in 1981, by courageously appearing on the floor of Congress to disavow an attempted military coup. "Juan Carlos played such a sterling role during the Transition [to democracy] that it basically shelved questions about the nature of the new political regime," says Paul Preston, professor of Spanish history at the London School of Economics and author of a biography of the King. Since then, the royal family has dedicated itself largely to charity drives, hospital inaugurations, and promoting Spanish interests abroad.
But there are signs that public deference is fading. In the spring, the Catalan Republican Left party promoted a bill that would require the royal family, which annually receives around $10 million in public funds, to turn over their financial records. That motion was defeated, but it didn't stop the same party from last month raising a new proposal that would shift the position of Commander in Chief, which historically has belonged to the King, from the monarch to the Prime Minister. Beyond the maneuverings of an avowedly republican party, other signs of change have appeared. In July, a weekly satirical magazine called El Jueves published a cartoon that depicted the heir to the throne, Prince Felipe, having sex with his wife. Over the summer, leaders of ten Andalusian towns signed a motion in the regional parliament that would "situate the democratic fight for a republic on the political agenda."
Why, after more than 30 years, would the King come under fire now? At a time when nationalist sentiment is running high in Catalonia, the Basque Country, and Galicia, it makes sense that the monarchy, that most Spanish of symbols, would come under questioning. But a broader change is afoot as well. After decades of silence about its Civil War and 40-year dictatorship, Spain is experiencing a dramatic revival of interest in its recent past: witness the slew of books and movies documenting the crimes of the Franco regime, or the teams of volunteers who spend their weekends unearthing mass graves from the Civil War. It was only a matter of time before the Transition, the period of time when Spaniards implicitly agreed not to talk about the past in order to convert their government peacefully from dictatorship to democracy, came under scrutiny as well. And no figure played a greater role in the Transition than Juan Carlos himself.
More surprising than these eruptions of republican sentiment, however, has been the ferocity with which the Spanish government has sought to suppress them. Within hours after the Jueves cartoon was published, the national court had banned the edition, ordered every copy removed from newsstands, and shut down the magazine's website. The two cartoonists responsible for the drawing are currently standing trial, and will face fines of nearly $5,000 each if found guilty. Jaume Roura and Enric Stern, the two young Catalans suspected of leading the photo burnings in Girona, face worse punishment. Arrested and charged with "grave injuries to the monarchy," the two may receive 15-year prison sentences if found guilty.
For Javier Pérez Royo, professor of Constitutional Law at the University of Sevilla, the courts' response in both cases has been disproportionate. "All they're doing is saying, 'I'm a republican and I don't want a monarchy,'" he says of the arrested. "That's not a crime. That's an exercise in freedom of expression. If anything, what has damaged the monarchy is the government's response. They're not only making a juridical mistake, but a political one."
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The Sunday Times
October 7, 2007
King forced onto defensive as Spain turns hostile to crown
Matthew Campbell

THE future of Spain’s monarchy loomed over the country’s nascent electoral campaign last week after a former prime minister savaged his successor for not protecting the royal family from rising public hostility.
Jose Maria Aznar denounced a recent wave of attacks on the royals that has included the burning of images of King Juan Carlos and Queen Sofia by Catalan nationalists.
"Spain is suited to a constitutional monarchy," said Aznar, a conservative who lost power to Jose Luis Rodriguez Zapatero, the Socialist prime minister, in 2004. Aznar said Zapatero’s failure to stop the attacks would lead to a "national crisis".
His comments followed the king’s unprecedented statement last week in defence of the monarchy which, he said, "has provided the longest period of stability and prosperity that Spain has ever experienced under democracy".
A court case next month, when a cartoonist will face a maximum two-year prison sentence for "insulting the crown", is certain to intensify debate as the country prepares for an election next spring: public indignation has been stirred over what seems an anachronistic law in 21st-century Spain.
The cartoon in a satirical magazine last summer showed Crown Prince Felipe having sex with his wife, Princess Letizia Ortiz, above the caption: "Do you realise that if you get pregnant it will be the closest thing to work I’ve done in my life?" This was a reference to a government award of £2,000 to mothers on the birth of each child.
More recently the royal family, which is exempt from tax, was pressured into appointing an auditor after a campaign for more transparency over how it spends its annual budget of £5.5m.
One sign of trouble came last October when the hitherto popular king – once revered for foiling a right-wing military coup in 1981 when he ordered the army back into barracks – found himself the target of environmentalists over reports that on a trip to Russia he had shot a tame bear that had been plied with vodka.
That marked the beginning of a wave of attacks that included calls on the "people’s king" to step down.
Another court case is pending after the arrest of two Catalan separatists for burning photographs of the king and queen. Prosecutors have demanded prison sentences of 15 months.
For a video of Catalans burining images of the king click here
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
THE TELEGRAPH
 
Spanish King Juan Carlos defends monarchy
By Fiona Govan in Madrid
Last Updated: 1:46am BST 04/10/2007


The King of Spain was forced to defend the royal family this week after a wave of protests against the monarchy and calls for him to abdicate.   King Juan Carlos I was voted the greatest Spaniard of all time in a recent poll

King Juan Carlos I took the unprecedented step of justifying his role as head of state, explaining that he had contributed to the "longest period of stability and prosperity under democracy in Spain".

The monarch maintains a largely figurehead position and normally places himself above political issues and rarely wades into such matters. But he felt compelled to speak out after increasing criticism from regions fighting for more autonomy.

In recent weeks hundreds of Left-wing demonstrators in Catalonia have burned images of the king and his wife, Sofia, in protests against Spanish rule over the region.

A Catalan pro-independence party last week issued a call for the king to be stripped of his role of commander-in-chief of the armed forces.

Two Catalan separatists who burned photographs of the king and queen were arrested for action designed to "hurt the prestige of the highest representation of the state".

Prosecutors have demanded prison sentences of 15 months. Anyone insulting the royal family can face up to two years in prison.

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But the king has also faced criticism from more unlikely sources. A commentator on the conservative radio station COPE, which is owned by the Roman Catholic Church, suggested that it was time the king, who will turn 70 in January, abdicated in favour of his son, Crown Prince Felipe.

At a speech in Oviedo in northern Spain, the king urged all Spaniards to support the values of "democratic harmony, understanding, mutual respect, tolerance and freedom".

He also took the opportunity to remind his subjects that the Spanish constitution of 1978 "upholds our parliamentary monarchy".

The reminder is a sign of the growing unease surrounding the Spanish Crown, which has enjoyed more than three decades of popularity and the sort of reverential treatment that has been denied other European royals.

Last month an official auditor was appointed by the royal household, which is publicly financed and exempt from tax, as pressure mounted for accountability.

Despite the difficulties, however, opinion polls still show the vast majority of the population is in favour of the royal family.

The king, who spent much of his early life in exile and was groomed by Gen Francisco Franco, the fascist dictator, as his successor, is widely seen as the father of modern Spain, overseeing the transition to democracy and personally thwarting an attempted military coup in 1981.

In May, he was voted the greatest Spaniard of all time in a television poll, beating Christopher Columbus, Pablo Picasso and Miguel Cervantes.

Meanwhile, Spain's sporting chiefs have appointed a committee to choose words to one of Europe's oldest national anthems - which until now has had no official verse.

A group of musical academics will select a shortlist of lyrics for La Marcha Real from thousands of entries to a Spanish Olympic Games committee competition.

"It is not fair that our sportsmen can only sing along by going chunda-chunda-chunda or lo-lo-lo-lo to the anthem," said a committee official.

The top entries will be presented to Parliament on December 19 when a cross-party committee will be asked to make the final decision.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
THE INDEPENDENT
 
 
King is forced to defend existence of Spanish monarchy

By Elizabeth Nash in Madrid

Published: 03 October 2007


King Juan Carlos has been forced to issue an unprecedented declaration justifying the monarchy's existence in Spain after it came under attack from the political left and right.
"The parliamentary monarchy upheld by our constitution has provided the longest period of stability and prosperity that Spain has ever experienced under democracy," King Juan Carlos said in the northern city of Oviedo.
That single sentence, in a speech opening the academic year, reveals the sudden insecurity felt in the Zarzuela Palace about the monarchy's future. A recent blizzard of sniping from all quarters marks an unaccustomed setback for the Spanish royals. From the moment Juan Carlos was crowned in 1975 following the death of the dictator Francisco Franco, he, his wife, Sofia, and their three children, have enjoyed support and affection.
The present disenchantment began during the summer, when the satirical magazine El Jueves published a front-page cartoon showing the heir to the throne, Prince Felipe, having sex with his wife, Princess Letizia. The Spanish press rarely depicts the royal family in this way.
Then Catalan nationalists burnt photographs of the king and queen. And last week, Catalonia's pro-independence Republican Left party, part of the region's ruling left-wing coalition, called for the king to be stripped of his position as commander-in-chief of Spain's armed forces.
But the attacks came not just from nationalists, who have never been keen on the crown. The far right weighed in too, when Federico Jimenez Losantos, an outspoken radio commentator admired among Spanish conservatives, called on the king to abdicate in favour of his son, Felipe. Losantos made his appeal on Cope radio station, which is funded by Spanish bishops.
It looked initially as if these insults would be treated with regal indifference, but in recent days the establishment has rallied to the king's defence, making his position seem all the more vulnerable.
"The institution of the crown is consolidated, enjoys very good health, and that's the opinion of most people," the Deputy Prime Minister, Maria Teresa Fernandez de la Vega, said.
At the weekend, Archbishop Antonio Cañizares dissociated the Church from the comments of its own radio pundit, and urged Spaniards to pray for their king "who is being treated so badly and receiving so many insults".
The king's declaration in Oviedo highlights the perception that Spain's constitutional monarchy may be experiencing its most fragile moment since the consolidation of the post-Franco democracy.
What is remarkable is less the present scepticism, but that the restored house of Bourbon has enjoyed such popularity for so long. Spain is not really a monarchist country. In the decades before Juan Carlos was crowned, Spaniards had tossed out three monarchs and installed two republics that were crushed only by armed force. The young monarch was dubbed Juan Carlos the Brief when foisted upon a sullen nation by Franco.
But to everyone's surprise and admiration, Juan Carlos helped to dismantle Spain's authoritarian regime, and stopped a military coup attempt in 1981.
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LE MONDE
 
 
Juan Carlos Ier défend l'avenir du trône
LE MONDE | 11.10.07 | 15h41  •  Mis à jour le 11.10.07 | 15h42
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Gérone, en Catalogne, le 13 septembre, contre la présence du roi Juan Carlos Ier.

AFP/JORDI RIBOT
MADRID CORRESPONDANTE OAS_AD('Frame1');
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endredi 12 octobre, "jour de l'Hispanité", la fête nationale espagnole, tous les regards convergeront vers Juan Carlos Ier. Chef des armées, il présidera le défilé militaire à Madrid, Plaza de Colon, mais c'est avant tout l'institution monarchique qui sera soumise à une revue de détail. Car, pour la première fois depuis le rétablissement de la démocratie, il y a trente ans, elle est aujourd'hui attaquée. Au point de contraindre Juan Carlos à en prendre lui-même la défense. Un exercice inhabituel pour ce descendant des Bourbons placé sur le trône par Franco, mais qui avait su, jusqu'ici, conserver le soutien de presque toute la classe politique espagnole.

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C'est un dessin de presse que n'aurait pas désavoué Charlie Hebdo qui a tout déclenché. A la "une" d'un hebdomadaire satirique, El Jueves, paru fin juillet, on pouvait voir le prince Felipe, héritier de la Couronne, en pleins ébats avec son épouse Letizia. "Tu te rends compte, lui faisait-on dire, si tu tombes enceinte, ce sera ce que j'ai fait de plus ressemblant à un travail dans ma vie."
Le gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero venait d'annoncer que les familles espagnoles recevraient de l'Etat 2 500 euros à chaque naissance. Aussitôt, un juge avait fait saisir le journal. Cette décision avait assuré la notoriété du dessin et certains avaient reproché à la justice de créer, par sa sévérité, un problème politique pour la monarchie, là où il n'y avait que du mauvais esprit.
L'affaire serait tombée dans l'oubli si, à l'occasion d'un déplacement de Juan Carlos en Catalogne, le 13 septembre, quelques jeunes indépendantistes n'avaient pris l'initiative de brûler des photos du monarque devant des caméras. La justice, une fois encore, leur a donné un coup de main en les menaçant de peines de prison. Ravis de cet écho, les jeunes radicaux continuent depuis de brûler des photos, en signe de soutien à ceux d'entre eux qui sont poursuivis. Ils seront sans doute au rendez-vous le 12 octobre.
Pour la Couronne, un deuxième front s'est ouvert, sur son flanc droit cette fois. Son porte-parole le plus agressif est un journaliste très écouté de Cope, la radio de l'épiscopat, deuxième station espagnole en termes d'audience. Sorte d'imprécateur du matin de cette station ancrée à droite, Federico Jiménez Losantos n'attaque pas de front l'institution monarchique mais enjoint régulièrement au roi d'abdiquer au profit de son fils, Felipe, qui, lui, "ne fait pas d'affaires, n'a pas d'embrouille, n'a pas d'amis en prison", allusion aux déboires judiciaires de quelques relations mal choisies du roi.
Pour la droite espagnole, la monarchie ne va pas forcément de soi, d'autant qu'elle fut, au XIXe siècle, un facteur de division et même de guerres civiles entre les factions des différents prétendants au trône. Reste qu'aujourd'hui l'électorat conservateur est le plus largement acquis à la monarchie, rappelle Fernando Vallespín, président du Centre d'investigation sociologique (CIS), organisme public d'enquêtes d'opinion.
Toutefois, explique M. Vallespín "quelque 15 % des électeurs du Parti populaire ne sont pas monarchistes. On trouve parmi eux ceux pour qui le roi a trahi l'héritage de Franco en ouvrant les portes à la démocratie". L'historien catalan Joan Culla i Clarà, professeur à l'Université autonome de Barcelone, les range dans la filiation "phalangiste". "Ils auraient voulu qu'à la mort de Franco se perpétue un chef fort. Un roi, soit, mais à condition qu'il soit caudillo. Ils n'admettent pas que Juan Carlos ait laissé faire sans mot dire la réforme du statut de la Catalogne et la négociation avec l'ETA", explique l'historien.
A l'autre bout du spectre politique et territorial espagnol, les jeunes indépendantistes catalans qui brûlent les effigies du roi "s'inscrivent dans une tradition républicaine socialement majoritaire à partir de 1870", rappelle Joan Culla. Néanmoins, Juan Carlos Ier a su conquérir une légitimité, y compris en Catalogne, région la plus républicaine et anti-Bourbons (devenue autonome, elle a choisi comme fête le 11 septembre, en souvenir de la chute de Barcelone devant les Bourbons, qui privèrent la Catalogne de ses institutions en 1714).
Le rôle essentiel du roi dans la réussite du passage à la démocratie - notamment lors de la tentative de coup d'Etat qu'il fit échouer en 1981 - lui a assuré une popularité qui ne se dément pas. La presse lui assure une "couverture" bienveillante et peu curieuse. "Les Espagnols sont très attachés au roi, dans toutes les catégories de la population", assure Gregorio Peces-Barba, juriste et ancien président (socialiste) du Congrès des députés, qui fut l'un des sept rédacteurs de la Constitution.
La monarchie est l'institution la plus appréciée des Espagnols, après la police et l'armée, même si l'Espagne n'est sans doute pas peuplée de royalistes de coeur. Ils sont aussi attachés au pragmatisme : "Le roi représente la permanence de l'Etat. La Couronne nous pacifie et nous protège de démons familiers. Toucher à une telle institution, en quelque sorte par esthétisme, parce qu'intellectuellement on est républicain, alors qu'elle fonctionne bien, cela ne me semble pas raisonnable, comme à l'immense majorité des Espagnols", argumente M. Peces-Barba.
Une génération est passée. Tandis que s'éloignent les années fragiles de la Transition, les compromis acceptés par tous au lendemain de la mort de Franco - parmi lesquels la monarchie - sont-ils menacés ? M. Zapatero a fait le pari que le temps était venu de leur apporter quelques compléments, comme la loi sur la mémoire historique, qui corrige les injustices les plus criantes du pacte d'oubli passé à cette époque, ou quelques retouches, comme la réforme des statuts régionaux.
La droite accuse le chef du gouvernement de saper les fondements du pacte de la Transition. Elle fait valoir, à l'appui de sa thèse, que les nationalistes régionaux sont de plus en plus travaillés par la tentation souverainiste. A l'approche des élections législatives de mars 2008, elle se proclame seul véritable rempart du drapeau, de la Constitution et de l'hymne national - elle exige qu'on dote celui-ci de paroles, qui mentionneraient le roi.
Jordi Pujol, président (nationaliste) du gouvernement catalan durant vingt-trois ans, voit dans les attaques contre le roi le symptôme d'une crise institutionnelle. Il a décrit, dans un article qui a fait mouche, "la crise de confiance dans un système dont le roi est le sommet. Le roi est une partie, et une partie essentielle, du système. Et le système ne fonctionne pas. Pas par la faute du roi, mais il ne fonctionne pas".
D'autres n'en croient rien. "Ce n'est pas un mouvement contre la Couronne, c'est de l'agitation préélectorale. Ces attaques me paraissent conjoncturelles et faibles", assure M. Peces-Barba. "Il n'y a pas besoin de beaucoup d'efforts aujourd'hui pour capter l'attention des médias, observe M. Vallespín à propos des brûleurs de photos. Cela ne signifie pas qu'il y ait un secteur un tant soit peu représentatif qui appuie ces forces. Il n'y a pas de débat politique sérieux autour de la monarchie."
Cécile Chambraud
Article paru dans l'édition du 12.10.07.
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